Contribution Claude LOUDET
à la Concertation sur le projet de réaménagement du site industriel de Vaux-le-Pénil.

Je fais partie des plaignants de l’ancien incinérateur qui se sont battus pendant 13 années pour faire reconnaitre que de l’ancien incinérateur, il ne sortait pas que de la vapeur d’eau. M’étant sorti de justesse de 3 cancers ( ablation du rein gauche, ablation de la prostate, et résection de cellules malignes dans la vessie ) je peux témoigner que les pollutions liées aux incinérateurs ne sont sans doute pas anodines et que la notion de pollution par accumulation de petites quantités de polluants ( dioxine, métaux lourds, HCL,… ) est un problème réel où les seuils de tolérances diminuent drastiquement au fur et à mesure des études scientifiques.
L’ancien incinérateur ( appelé à l’époque barbecue à ciel ouvert !! ) était de manière évidente obsolète et dangereux, il a naturellement été supprimé, mais à l’époque comme la mairie de vaux Le Penil souhaitait avant tout ne pas perdre tout l’apport de fiscalité que rapportait l’ancien incinérateur, elle a été toute prête à accepter la solution soit disant consensuelle d’installer un tout nouvel incinérateur d’où il ne devait sortir que le la « vapeur d’eau » alors que toutes les études scientifiques indiquaient qu’il fallait se méfier tout particulièrement des émanations des dioxines et métaux lourds. Malgré les nombreuses remarques durant l’enquête publique disant qu’il était aberrant d’installer un tout nouvel incinérateur aussi proche de centre d’habitations, cela n’a pas empêché de mettre un incinérateur tout neuf à la place permettant une valorisation électrique et thermique et de s’économiser d’avoir à dépolluer l’ancien site de l’ancien incinérateur, les arguments financiers budgétaires ont prévalus pour les décideurs sur l’avis des populations locales.
Quand on voit que maintenant, sous prétexte de prévision d’extrapolation des besoins de traitement des déchets ménagers et de recherche de valorisation énergétique supplémentaire, il serait nécessaire d’augmenter de plus de 53000t/an l’incinération et donc de créer une 3ème ligne de four, ( rappelons qu’en 2000 un accord politique régional a permis de limiter à 2 lignes de four moyennant une augmentation de l’effort de tri ), je suis donc persuadé qu’il faille effectivement traiter plus de tonnage en tri, mais que pour le site de Vaux Le Penil, il est possible de garder l’incinérateur à 2 lignes de fours, quitte à remplacer une des 2 lignes de four, la moins efficace, en une neuve adaptée aux nouveaux types de déchets à traiter. Nous maintenons que si au niveau national on comprenne qu’il faille sortir de la politique ancienne du « tout incinéré» et par conséquent de ne pas multiplier le nombre des incinérateurs, au niveau de la Seine et Marne il est aberrant d’augmenter une concentration de pollution pour un site d’incinération aussi proche de zone urbaine très dense.

 

Nous vous remercions pour votre contribution à la concertation.